{"id":6246,"date":"2025-12-08T19:59:58","date_gmt":"2025-12-08T19:59:58","guid":{"rendered":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/?p=6246"},"modified":"2026-02-20T00:10:22","modified_gmt":"2026-02-20T00:10:22","slug":"vista-del-port-de-barcelona","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/vista-del-port-de-barcelona\/","title":{"rendered":"Vue du port de Barcelone"},"content":{"rendered":"<p>Cette \u0153uvre permet d&#8217;identifier de nombreux \u00e9l\u00e9ments architecturaux de la ville et du port, mais elle pr\u00e9sente \u00e9galement au spectateur diff\u00e9rents types d&#8217;embarcations, des marins au travail et des sc\u00e8nes de la vie quotidienne de la ville. Gr\u00e2ce \u00e0 son r\u00e9alisme et \u00e0 sa minutie, elle constitue un t\u00e9moignage pr\u00e9cieux de l&#8217;histoire maritime de la ville \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle. <\/p>\n<figure id=\"attachment_4096\" aria-describedby=\"caption-attachment-4096\" style=\"width: 1910px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4094 size-large\" src=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/R-2528_PANORAMA-BCN_18-parts-e1755776048416.jpg\" alt=\"Vue du port de Barcelone depuis la Barceloneta. 1889. Auteur : Francesc Soler et Rovirosa. Fonds MMB. ARGO 15. Mus\u00e9e maritime de Barcelone.\" width=\"1920\" height=\"581\" srcset=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/R-2528_PANORAMA-BCN_18-parts-e1755776048416.jpg 2330w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/R-2528_PANORAMA-BCN_18-parts-e1755776048416-400x121.jpg 400w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/R-2528_PANORAMA-BCN_18-parts-e1755776048416-1920x581.jpg 1920w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/R-2528_PANORAMA-BCN_18-parts-e1755776048416-768x232.jpg 768w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/R-2528_PANORAMA-BCN_18-parts-e1755776048416-1536x465.jpg 1536w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/R-2528_PANORAMA-BCN_18-parts-e1755776048416-2048x620.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4096\" class=\"wp-caption-text\">Vue du port de Barcelone depuis la Barceloneta. 1889. Auteur : Francesc Soler et Rovirosa. Photo de : Fonds MMB<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Avant de peindre cette sc\u00e8ne \u00e0 la tempera sur une toile de coton de plus de 8 m\u00e8tres de long, le c\u00e9l\u00e8bre peintre et d\u00e9corateur Francesc Soler i Rovirosa r\u00e9alisa les croquis et les essais de couleurs depuis le toit d&#8217;un immeuble aujourd&#8217;hui disparu, situ\u00e9 \u00e0 l&#8217;angle des actuels Passeig de Borb\u00f3 et Carrer de Ginebra. Du haut d&#8217;un quatri\u00e8me \u00e9tage de la Barceloneta, il cr\u00e9a cette vue panoramique du port et de la ville. <\/p>\n<h4 style=\"font-weight: 400;\"><strong>Quand et pourquoi a-t-elle \u00e9t\u00e9 peinte ?<\/strong><\/h4>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Au rez-de-chauss\u00e9e de l&#8217;immeuble situ\u00e9 \u00e0 l&#8217;angle du Passeig de Gr\u00e0cia et de la Carrer de Casp, l\u00e0 o\u00f9 se dresse aujourd&#8217;hui la Casa Antoni Rocamora, Ignasi Elias commanda en 1882 \u00e0 l&#8217;architecte Salvador Vi\u00f1als la construction du Caf\u00e8 Novedades. Ce vaste espace de plus de 1 500&nbsp;m\u00b2 comprenait 160 tables basses et 23 tables de billard. La cr\u00e9ation de ce lieu embl\u00e9matique de Barcelone est li\u00e9e \u00e0 la r\u00e9novation \u00e0 laquelle participa Francesc Soler Rovirosa, et dont la r\u00e9ouverture eut lieu le 31 octobre 1889, un \u00e9v\u00e9nement mondain annonc\u00e9 quelques jours auparavant dans la presse barcelonaise et relat\u00e9 par la suite dans plusieurs chroniques. L&#8217;une d&#8217;elles faisait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce tableau et \u00e0 son auteur : \u00ab \u00c0 l&#8217;avant figure une vue de Barcelone et de son port, de grandes dimensions, et parmi les autres peintures, on se souvient, entre autres, des cath\u00e9drales de Burgos, de Le\u00f3n et de S\u00e9ville, de l&#8217;Alhambra de Grenade, de l&#8217;Escorial, du Palais Royal de Madrid, de Tol\u00e8de et de Saint-S\u00e9bastien (&#8230;). Cette restauration a \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9e par l&#8217;architecte Don Salvador Vi\u00f1als et le peintre Francisco Soler y Rovirosa. Tous les d\u00e9cors et peintures sont de M. Soler. \u00bb   <em>.  <\/em>Une autre chronique mentionne treize peintures \u00e0 la colle qui ornaient la partie sup\u00e9rieure des murs. Malheureusement, nous ne poss\u00e9dons aucune photographie de ces tableaux \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du caf\u00e9, ni aucun plan du b\u00e2timent du Caf\u00e8 Novedades permettant de conna\u00eetre les dimensions et la forme du mur o\u00f9 ils se trouvaient. <\/p>\n<p><span style=\"font-size: inherit;\">Dans le catalogue r\u00e9dig\u00e9 par Rossend Casanova pour l\u2019exposition \u00ab Retrat de la Barcelone maritima. Una visi\u00f3 de Francesc Soler i Rovirosa \u00bb, organis\u00e9e par le MMB en 2009, on trouve une description tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9e et document\u00e9e des principaux \u00e9l\u00e9ments peints identifiables.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Dans ce <a href=\"https:\/\/www.mmb.cat\/catalegs\/exposicio-retrat-de-la-barcelona-maritima-de-francesc-soler-i-rovirosa\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">catalogue,<\/a> Rossend Casanova recense et d\u00e9crit jusqu&#8217;\u00e0 trente \u00e9l\u00e9ments architecturaux de Barcelone.<\/p>\n<h4 style=\"font-weight: 400;\"><strong>L&#8217;auteur<\/strong><\/h4>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Francesc Soler i Rovirosa (Barcelone, 1836-1900) est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;un des innovateurs de la sc\u00e9nographie catalane, notamment pour ses contributions techniques et ses solutions cr\u00e9atives. Il a d\u00e9velopp\u00e9 une nouvelle conception de l&#8217;espace sc\u00e9nique, sa perspective abandonnant la rigidit\u00e9 pour devenir atmosph\u00e9rique, tout en conservant la tradition r\u00e9aliste dans le domaine formel. <\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Tr\u00e8s jeune, tout en \u00e9tudiant le dessin et la peinture, d&#8217;abord \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie Lorenzo Ferris puis \u00e0 la Llotja, il commen\u00e7a une formation de d\u00e9corateur aupr\u00e8s de Mariano Carreras \u00e0 l&#8217;atelier du Teatre Odeon. Il suivit \u00e9galement les cours de Josep Planella au Teatre Principal, de F\u00e8lix Cag\u00e9 au Liceu et de Llu\u00eds Rigalt au Principal de Gr\u00e0cia. \u00c0 dix-huit ans, il r\u00e9alisa ses premiers d\u00e9cors.  <\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">En 1856, il poursuivit sa formation en \u00e9tudiant et en travaillant en France, en Belgique et en Angleterre. \u00c0 Paris, il explora les possibilit\u00e9s de la sc\u00e9nographie fran\u00e7aise. Il y rencontra les grands sc\u00e9nographes europ\u00e9ens de l&#8217;\u00e9poque et devint rapidement chef du d\u00e9partement de sc\u00e9nographie et de perspective de l&#8217;atelier Cambon, ainsi que directeur de l&#8217;atelier Thierry. \u00c0 trente-trois ans, lorsqu&#8217;il retourna \u00e0 Barcelone, sa grande sp\u00e9cialit\u00e9 \u00e9tait la conception de spectacles de grande envergure, la production sc\u00e9nique, les costumes et les machines pour les com\u00e9dies magiques et les spectacles grandioses. Il obtint une grande reconnaissance tant pour sa conception artistique que pour sa ma\u00eetrise technique. Le succ\u00e8s, fruit de la perfection et du caract\u00e8re spectaculaire de son travail, le conduisit \u00e0 une tourn\u00e9e \u00e0 La Havane et \u00e0 New York en 1880. \u00c0 son retour, il forma les principaux sc\u00e9nographes de la g\u00e9n\u00e9ration suivante.      <\/p>\n<p>Il travailla sur d&#8217;autres commandes que la sc\u00e9nographie et fut conseiller artistique de l&#8217;Exposition universelle de Barcelone en 1888. Il travailla \u00e9galement comme d\u00e9corateur pour des \u00e9tablissements, parmi lesquels nous aimerions souligner le Caf\u00e8 Novedades (1889), o\u00f9 nous trouvons l&#8217;origine de cette peinture qui fait actuellement partie des collections du MMB. <\/p>\n<h4 style=\"font-weight: 400;\"><strong>Voyage jusqu&#8217;au MMB <\/strong><\/h4>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong> <\/strong>En 1914, le Caf\u00e8 Novedades fut d\u00e9moli, mais sa famille conserva ce tableau. Des ann\u00e9es plus tard, sa fille en fit don, avec d&#8217;autres \u0153uvres de son p\u00e8re, \u00e0 l&#8217;Institut del Teatre. <\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Comme indiqu\u00e9 dans le registre d&#8217;entr\u00e9e du Mus\u00e9e maritime, le 10 octobre 1941, une toile de 8,22 x 2,17 m, d\u00e9crite comme une reproduction d&#8217;une vue du port de Barcelone et attribu\u00e9e \u00e0 Francesc Soler i Rovirosa, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e au Mus\u00e9e en provenance de l&#8217;Institut del Teatre.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le fait qu&#8217;elle soit d\u00e9crite comme une toile plut\u00f4t que comme une peinture, ainsi que ses dimensions, sugg\u00e8rent qu&#8217;elle est arriv\u00e9e roul\u00e9e, probablement conserv\u00e9e ainsi ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Nous ignorons dans quel \u00e9tat de conservation elle est parvenue au mus\u00e9e, aucun document \u00e9crit n&#8217;ayant \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 concernant son \u00e9tat de conservation ou les restaurations ant\u00e9rieures \u00e0 2006. La plus ancienne photographie conserv\u00e9e dans les archives du mus\u00e9e est une plaque de verre datant d&#8217;environ 1940, o\u00f9 le ciel et l&#8217;ensemble de la toile apparaissent plus lumineux.  <\/p>\n<figure id=\"attachment_4106\" aria-describedby=\"caption-attachment-4106\" style=\"width: 893px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\" wp-image-4104\" src=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/3_3528_negatiu1202F-NI3528-1614x1080.jpg\" alt=\"N\u00e9gatif g\u00e9latino-bromure d'argent sur verre du tableau Vue du port de Barcelone, dat\u00e9 vers 1940 (Archives MMB). ARGO 15. Mus\u00e9e maritime de Barcelone.\" width=\"903\" height=\"604\" srcset=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/3_3528_negatiu1202F-NI3528-1614x1080.jpg 1614w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/3_3528_negatiu1202F-NI3528-336x225.jpg 336w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/3_3528_negatiu1202F-NI3528-768x514.jpg 768w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/3_3528_negatiu1202F-NI3528-1536x1028.jpg 1536w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/3_3528_negatiu1202F-NI3528.jpg 2000w\" sizes=\"(max-width: 903px) 100vw, 903px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4106\" class=\"wp-caption-text\">N\u00e9gatif g\u00e9latino-bromure d&#8217;argent sur verre du tableau Vue du port de Barcelone, dat\u00e9 vers 1940. Photo : Collection MMB.<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peinte par Francesc Soler i Rovirosa depuis la Barceloneta en 1889<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4096,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[119],"tags":[157],"class_list":["post-6246","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-tresors-dans-les-musees","tag-argo15-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6246","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6246"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6246\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6865,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6246\/revisions\/6865"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4096"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}