{"id":7052,"date":"2026-04-30T09:53:07","date_gmt":"2026-04-30T09:53:07","guid":{"rendered":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/?p=7052"},"modified":"2026-04-30T10:32:49","modified_gmt":"2026-04-30T10:32:49","slug":"entrevista-adolf-romagosa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/entrevista-adolf-romagosa\/","title":{"rendered":"Adolf Romagosa, l&#8217;homme qui a uni le port \u00e0 la ville"},"content":{"rendered":"<h2><span style=\"color: #96744c\"><strong><span lang=\"CA\">\u00ab<\/span><\/strong><\/span> <span style=\"color: #96744c\"><strong><span lang=\"CA\">Le port a l&#8217;obligation d&#8217;entretenir de bonnes relations avec la ville<\/span><\/strong><\/span><span style=\"color: #96744c\"><strong><span lang=\"CA\"> \u00bb<\/span><\/strong><\/span><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates arriv\u00e9 au port \u00e0 une \u00e9poque de profonde transformation. Quel souvenir personnel vous a le plus marqu\u00e9 durant ces ann\u00e9es ? <\/strong><\/p>\n<p>Ce dont je me souviens le plus, ce n&#8217;est pas une chose en particulier, mais un changement de mentalit\u00e9. \u00c0 mon arriv\u00e9e, le port \u00e9tait un univers tr\u00e8s technique. Beaucoup d&#8217;ing\u00e9nieurs, de terminaux, de trafic, de marchandises. \u00c0 cette \u00e9poque, la relation entre le port, ses clients et la ville \u00e9tait tr\u00e8s indirecte, pleine d&#8217;interm\u00e9diaires.   <\/p>\n<p>Je suis arriv\u00e9 pour mettre en \u0153uvre le Plan Qualit\u00e9. \u00c0 cette \u00e9poque, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er le Service client. Cela pouvait para\u00eetre anodin, mais c&#8217;\u00e9tait loin d&#8217;\u00eatre le cas. Il s&#8217;agissait de dire : \u00ab Parlons directement avec les usagers du port. \u00c9coutons-les \u00bb. Et cela impliquait aussi de dialoguer avec les propri\u00e9taires des marchandises, les transporteurs, les p\u00eacheurs, les inspecteurs\u2026 des groupes tr\u00e8s divers. Les conflits \u00e9taient nombreux et mon r\u00f4le consistait souvent \u00e0 jouer les m\u00e9diateurs. Quand la situation d\u00e9g\u00e9n\u00e9rait, pour ainsi dire, nous intervenions. C&#8217;\u00e9tait un travail de pompier, mais aussi de tisserand.       <\/p>\n<p><strong>Votre travail au port a comport\u00e9 plusieurs \u00e9tapes, parlez-moi-en.<\/strong><\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tape, c&#8217;est celle que je vous ai expliqu\u00e9e. Par la suite, je suis devenu chef de cabinet du directeur Josep Oriol Carreras. Je me suis sp\u00e9cialis\u00e9 dans la r\u00e9solution des probl\u00e8mes rencontr\u00e9s par les diverses communaut\u00e9s, notamment les p\u00eacheurs, Can Tunis, les transporteurs\u2026 \u00c0 l&#8217;exception des dockers, tous ceux qui avaient un conflit quelconque passaient par moi. La troisi\u00e8me et derni\u00e8re \u00e9tape a d\u00e9but\u00e9 en 2006, lorsque j&#8217;ai pris la direction de Port&nbsp;2000, l&#8217;organisme charg\u00e9 de la grande transformation urbaine du Port Vell de Barcelone. Port 2000 a marqu\u00e9 un tournant d\u00e9cisif dans la perception du Port Vell, tant sur le plan historique que sur celui de son devenir. Bien s\u00fbr, il s&#8217;agissait d&#8217;un ouvrage d&#8217;ing\u00e9nierie remarquable, mais c&#8217;\u00e9tait bien plus que cela. C&#8217;\u00e9tait un travail de relation sociale avec l&#8217;environnement. C&#8217;\u00e9tait une red\u00e9finition du rapport entre le port et la ville. Nous \u00e9tions des pionniers et avons essuy\u00e9 de vives critiques internes.        <\/p>\n<p><strong>Le projet Marina Port Vell a effectivement suscit\u00e9 de nombreux d\u00e9bats. Quel est son bilan aujourd&#8217;hui ? <\/strong><\/p>\n<p>La situation \u00e9tait d\u00e9licate. Les m\u00e9ga-yachts ont suscit\u00e9 des soup\u00e7ons : on avait l\u2019impression que le port \u00e9tait privatis\u00e9. Mais il est vrai aussi que cela a positionn\u00e9 Barcelone sur un segment international tr\u00e8s influent. Le probl\u00e8me ne r\u00e9side pas tant dans le projet lui-m\u00eame que dans la mani\u00e8re dont il est pr\u00e9sent\u00e9. En l\u2019absence d\u2019un discours commun, il est per\u00e7u comme une menace.    <\/p>\n<p><strong>Vous consid\u00e9rez-vous donc davantage comme un gestionnaire relationnel que comme un gestionnaire d&#8217;infrastructures ?<\/strong><\/p>\n<p>Absolument. \u00c0 mon arriv\u00e9e, c&#8217;\u00e9tait un monde de techniciens et d&#8217;ing\u00e9nieurs, mais ma contribution n&#8217;\u00e9tait pas de concevoir des b\u00e2timents ou des infrastructures, mais d&#8217;\u00e9tablir des relations. Il fallait comprendre que le port ne peut pas fonctionner uniquement comme une machine logistique. C&#8217;est une r\u00e9alit\u00e9 sociale. Quand on a fait le projet Port 2000, la grande transformation urbaine du Port Vell, c&#8217;\u00e9tait un ouvrage d&#8217;ing\u00e9nierie spectaculaire. Mais une seconde transformation est alors n\u00e9cessaire : la relation avec la ville. Sans cela, tout n&#8217;est qu&#8217;une fa\u00e7ade.      <\/p>\n<p><strong>En ce sens, comment d\u00e9finiriez-vous votre contribution personnelle \u00e0 cette grande op\u00e9ration de reconnexion entre la ville et la mer ?<\/strong><\/p>\n<p>Comme je l&#8217;ai dit, j&#8217;ai r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er des liens entre des mondes qui, jusque-l\u00e0, se consid\u00e9raient avec m\u00e9fiance, voire qui s&#8217;ignoraient. Et je crois avoir r\u00e9ussi. Voyez-vous, quand je suis arriv\u00e9 au port, je venais du monde automobile et j&#8217;\u00e9tais convaincu de devoir comprendre le monde de la mer et du nautisme. C&#8217;est pourquoi les portes de mon bureau \u00e9taient toujours ouvertes \u00e0 tous, pour discuter de tout et de rien. J&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 prendre des caf\u00e9s avec qui voulait bien venir. Un port est un monde fascinant. Il y a toujours des myst\u00e8res. Alors j&#8217;expliquais ces myst\u00e8res et on me parlait du monde maritime. Petit \u00e0 petit, j&#8217;ai tiss\u00e9 un formidable r\u00e9seau de relations. Tous des marins, des gens du port, pourtant issus d&#8217;horizons tr\u00e8s diff\u00e9rents. On se voyait, on discutait, on d\u00e9battait de mani\u00e8re civilis\u00e9e. C&#8217;\u00e9tait tr\u00e8s enrichissant pour tout le monde.           <\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9cis\u00e9ment, au-del\u00e0 de la politique institutionnelle, vous avez continu\u00e9 \u00e0 tisser des r\u00e9seaux. Parlez-moi de ce groupe WhatsApp que vous mentionnez souvent. <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est assez curieux. Le groupe est n\u00e9 de ces discussions informelles autour d&#8217;une table lors de l&#8217;\u00e9tape Port 2000. Nous \u00e9tions quatre, parfois deux. Nous parlions du port, de ce qui s&#8217;y passait. Au fil du temps, cette table a \u00e9volu\u00e9 et, \u00e0 ma retraite, j&#8217;ai assur\u00e9 sa continuit\u00e9 gr\u00e2ce au groupe WhatsApp \u00ab Desayunos itinerantes \u00bb. Aujourd&#8217;hui, il compte plus de quatre cents membres : des scientifiques de l&#8217;Institut des sciences marines, des habitants de la Barceloneta, des professionnels du nautisme, des biologistes, des entrepreneurs\u2026 Le d\u00e9nominateur commun, c&#8217;est la mer. Ce qui m&#8217;int\u00e9resse, c&#8217;est la cr\u00e9ation de liens, m\u00eame s&#8217;il y a des divergences. C&#8217;est le reflet de la soci\u00e9t\u00e9. Et cela montre que la mer peut \u00eatre un lieu de rencontre. Apr\u00e8s tout, les gens ont besoin de se connecter, surtout dans la soci\u00e9t\u00e9 individualiste o\u00f9 nous vivons. \u00ab Desayunos itinerantes \u00bb est comme un \u00e9cosyst\u00e8me familial. Personne n&#8217;est laiss\u00e9 pour compte. C&#8217;est formidable.             <\/p>\n<p><strong>En 1992, Barcelone s&#8217;est \u00ab ouverte sur la mer \u00bb. Avec le recul, avons-nous su tirer profit de cette ouverture ? <\/strong><\/p>\n<p>Nous avons progress\u00e9, mais le chemin est sem\u00e9 d&#8217;emb\u00fbches. Barcelone reste, \u00e0 bien des \u00e9gards, une ville avec un port plut\u00f4t qu&#8217;une ville portuaire. La nuance est subtile, mais essentielle. Une ville avec un port tol\u00e8re le port. Une ville portuaire, elle, l&#8217;int\u00e8gre \u00e0 son identit\u00e9. Ceci \u00e9tant, un changement majeur s&#8217;est op\u00e9r\u00e9 : l&#8217;\u00e9mergence du concept d&#8217;\u00e9conomie bleue. \u00c0 mes d\u00e9buts, la mer \u00e9tait presque exclusivement un espace de loisirs. Aujourd&#8217;hui, elle est synonyme d&#8217;innovation, de technologie, de recherche et d&#8217;emploi. Et cela transforme la perspective institutionnelle. \u00c0 mon arriv\u00e9e, la mer \u00e9tait une grande inconnue ; la mairie la connaissait tr\u00e8s mal, mais avec l&#8217;av\u00e8nement de l&#8217;\u00e9conomie bleue, tout ce qui \u00e9tait per\u00e7u comme laid et inconnu est devenu source d&#8217;int\u00e9r\u00eat.         <\/p>\n<p><strong>Parlons de cette \u00e9conomie bleue. Est-ce un concept v\u00e9ritablement transformateur ou simplement une \u00e9tiquette ? <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est une v\u00e9ritable transformation si elle est concr\u00e8te. Si ce n&#8217;est qu&#8217;une \u00e9tiquette, elle est inutile. Quand la mer est per\u00e7ue comme un moteur d&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique durable, le discours change. Des fondations voient le jour, des plans strat\u00e9giques se mettent en place, Barcelona Activa s&#8217;implique, des projets d&#8217;innovation sont lanc\u00e9s\u2026 Mais le d\u00e9fi, c&#8217;est que cette transformation soit n\u00e9cessaire. Si elle ne touche pas les citoyens, elle reste cantonn\u00e9e aux gros titres.<br \/>\nMais il faut rester optimistes. La mairie dispose d\u00e9sormais d&#8217;un plan strat\u00e9gique pour le littoral et Barcelone investit massivement dans l&#8217;exploitation de la mer comme moteur de son \u00e9conomie. C&#8217;est un changement radical. Lorsque nous avons cr\u00e9\u00e9 le p\u00f4le nautique, vers 2012-2013, nous avons r\u00e9alis\u00e9 que l&#8217;environnement portuaire \u00e9tait bien plus vaste que nous l&#8217;imaginions : le Consorci el Far, la Facult\u00e9 des sciences nautiques, l&#8217;ICM, le Mus\u00e9e maritime lui-m\u00eame\u2026 Nous avons constat\u00e9 l&#8217;existence de nombreux \u00e9l\u00e9ments, mais tr\u00e8s cloisonn\u00e9s. Il nous fallait clarifier notre r\u00f4le. Et nous y sommes parvenus. Aujourd&#8217;hui, la r\u00e9alit\u00e9 est tout autre, et bien meilleure.          <\/p>\n<p><strong>Vous parlez souvent de la n\u00e9cessit\u00e9 pour les grands projets de laisser un h\u00e9ritage. La Coupe de l&#8217;America, par exemple, qu&#8217;a-t-elle laiss\u00e9 ? <\/strong><\/p>\n<p>Sur le plan technologique, c&#8217;est impressionnant. Mais l&#8217;h\u00e9ritage ne se limite pas aux infrastructures. Il est aussi culturel. Si les citoyens ne le per\u00e7oivent pas comme faisant partie int\u00e9grante de leur histoire, il dispara\u00eet. Barcelone doit se montrer tr\u00e8s prudente face aux projets qui brillent un an avant de tomber dans l&#8217;oubli. Une ville portuaire n&#8217;est pas seulement une ville qui organise de grands \u00e9v\u00e9nements. C&#8217;est une ville qui construit la continuit\u00e9.      <\/p>\n<p><strong>Les relations entre le conseil municipal et le port ont-elles \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es ?<\/strong><\/p>\n<p>Oui. Historiquement, des tensions existaient. Il s&#8217;agit de deux administrations distinctes : le port d\u00e9pend de l&#8217;\u00c9tat, la ville est une collectivit\u00e9 locale. Cela engendre in\u00e9vitablement des frictions. Mais aujourd&#8217;hui, la volont\u00e9 de vivre ensemble est plus grande. On observe une plus grande sensibilit\u00e9 partag\u00e9e. Le port comprend mieux la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un dialogue avec l&#8217;environnement. Et la ville appr\u00e9hende mieux la complexit\u00e9 de la situation portuaire.<br \/>\nLe bilan global est positif. Nous sommes pass\u00e9s d&#8217;un port qui tournait le dos \u00e0 la ville \u00e0 un port qui vit en harmonie avec elle. Quoi qu&#8217;il en soit, le port a l&#8217;obligation d&#8217;entretenir de bonnes relations avec la ville.         <\/p>\n<p><strong>Barcelone est-elle vraiment une r\u00e9f\u00e9rence nautique internationale ?<\/strong><\/p>\n<p>Barcelone n&#8217;est ni Monaco, ni Cannes. C&#8217;est une r\u00e9alit\u00e9 hybride. Elle abrite industries, croisi\u00e8res, recherche, sports nautiques et innovation. Cette complexit\u00e9 fait sa force.<br \/>\nNous ne sommes pas les premiers en tout, mais nous disposons d&#8217;une base solide : Marina 92, centres de recherche, clubs, formations\u2026 Le d\u00e9fi est de mieux l&#8217;expliquer et de la rendre coh\u00e9rente.    <\/p>\n<p><strong>Vous pr\u00e9conisez de cr\u00e9er une culture maritime \u00e0 partir de la base. Comment faire ? <\/strong><\/p>\n<p>Avec les enfants et les jeunes. Si la mer n&#8217;est qu&#8217;un paysage, elle ne forge pas d&#8217;identit\u00e9. Si elle est v\u00e9cue, elle le fait. Centres nautiques, \u00e9coles, projets \u00e9ducatifs, fondations\u2026 tout cela est essentiel. Mais cela doit s&#8217;inscrire dans un r\u00e9cit partag\u00e9. La culture maritime ne na\u00eet pas ex nihilo ; elle se construit.      <\/p>\n<p><strong>Apr\u00e8s plus de vingt ans au port et pr\u00e8s de dix ans de retraite active, quels sont les d\u00e9fis urgents ?<\/strong><\/p>\n<p>Premi\u00e8rement, consolider une relation de confiance stable entre le port et la ville ; deuxi\u00e8mement, garantir que les grands projets laissent un v\u00e9ritable h\u00e9ritage ; troisi\u00e8mement, mieux expliquer nos activit\u00e9s. Barcelone ne peut se permettre que des choses disparaissent sans laisser de trace. Une ville portuaire est aussi une ville qui sait raconter son histoire maritime, y compris ses erreurs.  <\/p>\n<p><strong>Quel message souhaiteriez-vous adresser aux lecteurs du magazine Argo ?<\/strong><\/p>\n<p>La mer n&#8217;est pas qu&#8217;un horizon. Elle est \u00e9conomie, culture, m\u00e9moire et avenir. Et si elle n&#8217;existait pas, il faudrait l&#8217;inventer.  <\/p>\nngg_shortcode_0_placeholder\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des infrastructures aux relations : une vie consacr\u00e9e \u00e0 unir le port \u00e0 Barcelone<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":7061,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[120],"tags":[191],"class_list":["post-7052","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-entretien","tag-191"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7052","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7052"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7052\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7682,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7052\/revisions\/7682"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7061"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7052"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7052"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7052"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}