{"id":8023,"date":"2026-07-29T08:53:11","date_gmt":"2026-07-29T08:53:11","guid":{"rendered":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/?p=8023"},"modified":"2026-07-29T08:53:43","modified_gmt":"2026-07-29T08:53:43","slug":"pilar-pasanau-le-triomphe-de-la-perseverance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/pilar-pasanau-le-triomphe-de-la-perseverance\/","title":{"rendered":"Pilar Pasanau, le triomphe de la pers\u00e9v\u00e9rance"},"content":{"rendered":"<h2><span style=\"color: #96744c\"><strong>\u00ab C\u2019est en apprenant \u00e0 laisser couler que j\u2019ai d\u00e9couvert qui je suis vraiment. \u00bb<\/strong><\/span><\/h2>\n<figure id=\"attachment_8464\" aria-describedby=\"caption-attachment-8464\" style=\"width: 1190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-8026\" src=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/QR_260602_1059-1619x1080.jpg\" alt=\"Pilar Pasanau dans les installations du Reial Club Mar\u00edtim de Barcelona. Photo : Quim Roser.\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/QR_260602_1059-1619x1080.jpg 1619w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/QR_260602_1059-337x225.jpg 337w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/QR_260602_1059-768x512.jpg 768w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/QR_260602_1059-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/QR_260602_1059-2048x1366.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8464\" class=\"wp-caption-text\">Pilar Pasanau dans les installations du Reial Club Mar\u00edtim de Barcelona. Photo : Quim Roser.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Vous \u00eates capitaine de la marine marchande et skipper de haute mer. Comment ces deux aspects s&#8217;influencent-ils mutuellement ? <\/strong><\/p>\n<p>Je pensais qu&#8217;ils seraient faciles \u00e0 combiner, mais la v\u00e9rit\u00e9 c&#8217;est que j&#8217;ai toujours eu beaucoup de mal \u00e0 le faire. Pour pouvoir faire une r\u00e9gate importante, j&#8217;ai d\u00fb quitter mon travail. La navigation commerciale et la voile oc\u00e9anique, en pratique, ne sont pas de bons amis. Mais par chance je n&#8217;ai jamais eu de mal \u00e0 retrouver du travail. La mer, d\u2019une mani\u00e8re ou d&#8217;une autre, a toujours pris soin de moi.<\/p>\n<p><strong>Votre bateau s&#8217;appelle <em>Peter Punk<\/em>. Qui est \u00e0 l&#8217;origine de ce nom ? <\/strong><\/p>\n<p>Le nom vient de Peter Pan, mais je voulais lui donner plus d&#8217;\u00e9nergie, plus de force, et de Pan, je suis pass\u00e9 \u00e0 Punk. Tous les bateaux sur lesquels j&#8217;ai navigu\u00e9 ont port\u00e9 le m\u00eame nom car, pour moi, <em>Peter Punk<\/em> est comme un ange gardien, un compagnon int\u00e9rieur. Quand on navigue seul, on a besoin de quelqu&#8217;un, pas physiquement, mais mentalement. Je parle au bateau, m\u00eame si c&#8217;est en moi. Je lui parle, je l&#8217;\u00e9coute, je remarque quand tout va bien ou quand quelque chose ne va pas. Ainsi, avec ce nom, j&#8217;emporte avec moi tout ce que j&#8217;ai appris \u00e0 chaque course, \u00e0 chaque \u00e9tape de ma vie. C&#8217;est comme si toutes mes exp\u00e9riences voyageaient avec moi sous ce nom.<\/p>\n<p><strong>Cinq m\u00e8tres et huit centim\u00e8tres. Comment la relation entre le marin et la mer \u00e9volue-t-elle lorsque le bateau est si petit ? <\/strong><\/p>\n<p>Si l&#8217;on retire le botavant et l&#8217;espace non vital, il reste environ deux m\u00e8tres cubes d&#8217;espace habitable. Je dormais \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur par s\u00e9curit\u00e9, mais je passais beaucoup de temps dehors, dans le cockpit, heureusement sous les tropiques. Impossible de se tenir debout \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur. Dans l&#8217;oc\u00e9an Indien, avec ce mouvement incessant, j&#8217;\u00e9tais coinc\u00e9e car les vagues me projetaient contre la cloison. Cuisiner \u00e9tait difficile, se laver aussi\u2026 M\u00eame aller aux toilettes relevait de l&#8217;acrobatie. Mais le corps et l&#8217;esprit s&#8217;adaptent. Quand on accepte que ce sera la vie jusqu&#8217;\u00e0 la fin de la r\u00e9gate, on cesse de r\u00e9sister et tout devient plus l\u00e9ger.<\/p>\n<p><strong>Naviguer en solitaire implique des semaines sans v\u00e9ritable contact humain. Comment g\u00e9rez-vous la solitude ? <\/strong><\/p>\n<p>Je suis introvertie de nature. Ma m\u00e8re disait toujours qu&#8217;elle avait quatre enfants et Pilar, car je m&#8217;occupais toute seule et elle n&#8217;avait pas \u00e0 se pr\u00e9occuper pour moi. Quand je navigue seule, je ne ressens pas la solitude comme une absence. Au contraire. \u00c0 un moment donn\u00e9 de la r\u00e9gate, je me sentais tellement \u00e0 l&#8217;aise que je n&#8217;\u00e9coutais plus de musique, je ne cherchais plus la compagnie des autres en arrivant au port. C&#8217;\u00e9tait comme si rien ne me manquait. Au d\u00e9but, pendant les premi\u00e8res \u00e9tapes, j&#8217;avais peur, je me disais que c&#8217;\u00e9tait trop dur. Mais quand je suis arriv\u00e9e \u00e0 Lanzarote et qu&#8217;on m&#8217;a annonc\u00e9 que j&#8217;avais termin\u00e9 deuxi\u00e8me de ma division, je me suis dit : \u00ab Si \u00e7a a \u00e9t\u00e9 difficile pour moi, pour les autres aussi \u00bb. Et j&#8217;ai continu\u00e9.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 votre arriv\u00e9e \u00e0 Antigua, vous avez dit vous sentir dans un \u00e9tat d&#8217;\u00e9quilibre \u00e9motionnel, mental et physique tr\u00e8s harmonieux. La mer peut-elle vous apprendre des choses sur vous-m\u00eame qu&#8217;il serait impossible d&#8217;apprendre sur la terre ferme ? <\/strong><\/p>\n<p>Je ne veux pas comparer les deux mondes, mais je peux vous dire que, pour ma mani\u00e8re d&#8217;\u00eatre, j&#8217;ai plus appris de la vie en navigant. C&#8217;est quand j&#8217;ai appris \u00e0 laisser couler, \u00e0 arr\u00eater de lutter contre ce que je ne pouvais pas contr\u00f4ler, que j&#8217;ai d\u00e9couvert qui j&#8217;\u00e9tais vraiment. Je me suis rendue compte que j&#8217;allais mieux, que j&#8217;\u00e9tais plus \u00e0 l&#8217;aise, que le bateau m&#8217;\u00e9coutait. Tout ce que la mer m&#8217;a donn\u00e9, maintenant je l&#8217;applique \u00e0 terre. La m\u00e9ditation, le silence, la capacit\u00e9 \u00e0 ne pas se laisser absorber par ce qu&#8217;on ne peut pas contr\u00f4ler\u2026 Des choses qui semblent simples mais qui en r\u00e9alit\u00e9 co\u00fbtent beaucoup.<\/p>\n<p><strong>Votre exploit est \u00e9galement une r\u00e9f\u00e9rence pour les femmes du monde maritime. Comment avez-vous v\u00e9cu la question du genre dans cette comp\u00e9tition ? <\/strong><\/p>\n<p>Pendant la r\u00e9gate, je ne l&#8217;ai absolument pas ressenti. J&#8217;\u00e9tais simplement une compagne de plus, une navigatrice comme les autres. Au d\u00e9but, il y avait bien s\u00fbr de la comp\u00e9tition, mais aussi une certaine complicit\u00e9 et de l&#8217;entraide. Avec les deux ou trois premiers, toujours en t\u00eate, nous partagions des astuces, des conseils, des exp\u00e9riences. Nous nous mettions en garde mutuellement sur les zones de p\u00eache, les plateformes p\u00e9troli\u00e8res, les courants. Dans ce contexte, la distinction entre hommes et femmes s&#8217;estompait. En g\u00e9n\u00e9ral, dans ma vie professionnelle, j&#8217;ai rencontr\u00e9 des obstacles, mais en r\u00e9gate, seule la mer est juge.<\/p>\n<p><strong>Vingt-quatre mille milles passant par de nombreux ports et des cultures tr\u00e8s diverses. Quelle escale vous a le plus marqu\u00e9e ? <\/strong><\/p>\n<p>Les \u00eeles Cocos, dans l&#8217;oc\u00e9an Indien ; c&#8217;est un archipel isol\u00e9, tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 de tout continent. La nourriture qui arrive au march\u00e9 est p\u00e9rim\u00e9e depuis des mois, car l&#8217;approvisionnement a lieu tous les trois ou quatre mois. Rien n&#8217;est frais. Pourtant, en se promenant dans les rues, en saluant les gens, ils r\u00e9pondaient\u2026 C&#8217;\u00e9tait comme un village. Ils savaient parfaitement o\u00f9 chaque chose se faisait. O\u00f9 les \u00e9trangers faisaient la f\u00eate, o\u00f9 ils vivaient, o\u00f9 se trouvait leur espace. Ce sentiment d&#8217;appartenance \u00e0 une communaut\u00e9, de respect, d&#8217;attachement au lieu\u2026 m&#8217;a profond\u00e9ment marqu\u00e9. Et l&#8217;endroit o\u00f9 nous \u00e9tions \u00e9tait idyllique : sable blanc, palmiers, requins, raies mantas et poissons multicolores. C&#8217;est l\u00e0 que je suis all\u00e9e aider \u00e0 ramasser les d\u00e9chets plastiques charri\u00e9s par les courants indon\u00e9siens. Des tonnes de plastique. Ce contraste entre la beaut\u00e9 du lieu et ce qui s&#8217;y trouve donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir.<\/p>\n<p><strong>Quelle panne ou situation d&#8217;urgence a mis vos comp\u00e9tences de marin \u00e0 rude \u00e9preuve ?<\/strong><\/p>\n<p>Quand j&#8217;ai quitt\u00e9 le Panama en direction du Pacifique, le pilote \u00e9lectrique s&#8217;est rempli d&#8217;eau \u00e0 cause de la pluie et des vagues et s&#8217;est retrouv\u00e9 hors service. Il y a une photo sur Instagram o\u00f9 on le voit compl\u00e8tement rouill\u00e9 et abim\u00e9, irr\u00e9cup\u00e9rable. J&#8217;ai d\u00fb mettre en marche un pilote \u00e9olien que je venais juste d&#8217;acheter au Panam, d\u2019une cat\u00e9gorie sup\u00e9rieure, mais que je ne savais pas encore utiliser. J&#8217;ai pass\u00e9 tout le Pacifique \u00e0 le tester, apprendre \u00e0 l&#8217;utiliser, jusqu&#8217;\u00e0 en devenir experte. \u00c0 la fin j&#8217;\u00e9tais capable de naviguer aussi rapidement que mes compagnons qui avaient un pilote \u00e9lectrique. \u00c7a a peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 la meilleure le\u00e7on de toute la r\u00e9gate.<\/p>\n<p><strong>Vous incarnez une longue tradition de marins. Est-ce que naviguer en solitaire est pour vous une fa\u00e7on de renouer avec cette histoire ? <\/strong><\/p>\n<p>Je ne l&#8217;avais jamais vu comme \u00e7a mais il est vrai que, quand on est seule au milieu de l&#8217;oc\u00e9an, sans technologie GPS sophistiqu\u00e9e, compl\u00e8tement d\u00e9pendante du vent et de la m\u00e9t\u00e9o, on se rend compte qu&#8217;on est peu de chose au milieu d&#8217;une immensit\u00e9. Et que de nombreuses personnes, durant des si\u00e8cles, ont confi\u00e9 leurs vies \u00e0 des embarcations pas beaucoup plus grandes que la mienne, sans les outils dont je dispose. Peut-\u00eatre qu&#8217;il y a une certaine connexion, une continuit\u00e9 dans ce geste de sortir en mer et lui faire confiance. C&#8217;est la nature, et on se rend compte \u00e0 quel point on peut \u00eatre petit. Pour moi, la m\u00e9ditation et le yoga arhatique ont \u00e9t\u00e9 essentiels pour rester centr\u00e9e et connect\u00e9e avec tout ce qui m&#8217;entourait.<\/p>\n<p><strong>En parcourant les grands oc\u00e9ans du monde, quelle perception directe avez-vous eue de l&#8217;\u00e9tat du milieu marin ?<\/strong><\/p>\n<p>Je m&#8217;attendais \u00e0 voir beaucoup plus de plastique que ce que j&#8217;ai vu. \u00c0 l\u2019Atlantique nord il y en avait beaucoup moins que lors de pr\u00e9c\u00e9dentes travers\u00e9es, ce qui m&#8217;a agr\u00e9ablement surprise. Ce qui en revanche est bien r\u00e9el et extr\u00eamement grave, ce sont les microplastiques. Le plastique d\u00e9grad\u00e9 en petites particules qu&#8217;on ne voit pas mais qui a un impact n\u00e9gatif \u00e9norme. Et j&#8217;ai d\u00e9j\u00e0 dit qu&#8217;aux \u00eeles Cocos, du c\u00f4t\u00e9 o\u00f9 arrivent les courants d\u2019Indon\u00e9sie, les quantit\u00e9s de plastique \u00e9taient impressionnantes. Nous sommes all\u00e9s aider \u00e0 en ramasser. Le probl\u00e8me c&#8217;est qu&#8217;en Indon\u00e9sie il n&#8217;y a pas de syst\u00e8me de collecte des d\u00e9chets ni d&#8217;\u00e9go\u00fbts, et tout part \u00e0 la mer. Et les courants charrient tout jusque-l\u00e0. Le lien entre pauvret\u00e9, le manque d&#8217;infrastructures et l\u2019\u00e9tat des oc\u00e9ans est bien direct.<\/p>\n<p><strong>Vous avez dit : \u00ab Apr\u00e8s tant de mois de navigation, mon esprit est encore en mer \u00bb. Comment g\u00e9rez-vous le retour ? <\/strong><\/p>\n<p>Ce fut un choc. Arriver d&#8217;Antigua, une petite \u00eele paisible, et atterrir \u00e0 Barcelone\u2026 La foule, le bruit, la circulation, la vitesse de tout\u2026 C&#8217;\u00e9tait comme une invasion. Ma zone de confort s&#8217;\u00e9tait consid\u00e9rablement r\u00e9duite, et me retrouver soudainement entour\u00e9e de tant de monde me causait de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Dans certaines situations, avec beaucoup de monde, je devais m&#8217;arr\u00eater, prendre du recul pendant cinq minutes, puis revenir. Mais j&#8217;ai conserv\u00e9 un lien avec moi-m\u00eame. Quand je le veux, je sais comment le retrouver. La m\u00e9ditation m&#8217;a donn\u00e9 cet outil. Trouver cet \u00e9quilibre ne d\u00e9pend plus de l&#8217;oc\u00e9an, mais de moi-m\u00eame.<\/p>\n<p><strong>Quel est le prochain horizon ?<\/strong><\/p>\n<p>Je tente maintenant de combler le manque \u00e0 gagner engendr\u00e9 par cette aventure. Je travaille pour la Fondation Barcelona Capital N\u00e0utica : je g\u00e8re des bateaux-\u00e9coles, je forme des professionnels de la marine marchande et j\u2019organise des stages de r\u00e9gates\u2026 Tous les travailleurs ind\u00e9pendants doivent cumuler plusieurs emplois. J\u2019ai des projets \u00e0 long terme, mais pour l\u2019instant, je pr\u00e9f\u00e8re les garder pour moi. Il me faut d\u2019abord me remettre.<\/p>\n<style type=\"text\/css\">\n#foogallery-gallery-8259.fg-justified .fg-item { margin-right: 2px; margin-bottom: 2px; }\n#foogallery-gallery-8259.fg-justified .fg-image { height: 200px; }<\/style>\n\t\t\t<div class=\"foogallery foogallery-container foogallery-justified foogallery-lightbox-foogallery fg-justified fg-ready fg-light fg-shadow-outline fg-loading-default fg-loaded-fade-in fg-caption-always fg-hover-fade fg-hover-zoom2\" id=\"foogallery-gallery-8259\" data-foogallery=\"{&quot;panel&quot;:{&quot;buttons&quot;:{&quot;download&quot;:false}},&quot;item&quot;:{&quot;showCaptionTitle&quot;:true,&quot;showCaptionDescription&quot;:false},&quot;lazy&quot;:true,&quot;template&quot;:{&quot;rowHeight&quot;:200,&quot;maxRowHeight&quot;:300,&quot;margins&quot;:2,&quot;align&quot;:&quot;center&quot;,&quot;lastRow&quot;:&quot;smart&quot;}}\" data-foogallery-lightbox=\"{&quot;thumbs&quot;:&quot;bottom&quot;,&quot;thumbsCaptions&quot;:false,&quot;thumbsBestFit&quot;:false,&quot;thumbsSmall&quot;:false,&quot;thumbsCaptionsAlign&quot;:&quot;default&quot;,&quot;info&quot;:&quot;bottom&quot;,&quot;infoVisible&quot;:true,&quot;infoOverlay&quot;:true,&quot;infoAlign&quot;:&quot;default&quot;,&quot;transition&quot;:&quot;fade&quot;,&quot;hoverButtons&quot;:false,&quot;fitMedia&quot;:false,&quot;noScrollbars&quot;:true,&quot;preserveButtonSpace&quot;:true,&quot;buttons&quot;:{&quot;fullscreen&quot;:true,&quot;info&quot;:true,&quot;thumbs&quot;:false,&quot;download&quot;:false},&quot;video&quot;:{&quot;autoPlay&quot;:true}}\" style=\"--fg-title-line-clamp: 1; --fg-description-line-clamp: 2;\" >\n\t<div class=\"fg-item fg-type-image fg-idle\"><figure class=\"fg-item-inner\"><a href=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Pilar-2.jpeg\" data-caption-title=\"Pilar Pasanau \u00e0 l&#039;arriv\u00e9e \u00e0 Antigua, au terme de la r\u00e9gate. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-caption-desc=\"Pilar Pasanau \u00e0 l&#039;arriv\u00e9e \u00e0 Antigua, au terme de la r\u00e9gate. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-attachment-id=\"8648\" data-e-disable-page-transition=\"true\" data-type=\"image\" class=\"fg-thumb\"><span class=\"fg-image-wrap\"><img decoding=\"async\" alt=\"Pilar Pasanau \u00e0 l&#039;arriv\u00e9e \u00e0 Antigua, au terme de la r\u00e9gate. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" title=\"Pilar Pasanau \u00e0 l&#039;arriv\u00e9e \u00e0 Antigua, au terme de la r\u00e9gate. 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Photo : Collection Pilar Pasanau.<\/div><\/div><\/figcaption><\/figure><div class=\"fg-loader\"><\/div><\/div><div class=\"fg-item fg-type-image fg-idle\"><figure class=\"fg-item-inner\"><a href=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Pasanau-1.jpeg\" data-caption-title=\"Pilar Pasanau effectuant son tour d&#039;honneur au lendemain de son arriv\u00e9e \u00e0 Antigua. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-caption-desc=\"Pilar Pasanau effectuant son tour d&#039;honneur au lendemain de son arriv\u00e9e \u00e0 Antigua. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-attachment-id=\"8660\" data-e-disable-page-transition=\"true\" data-type=\"image\" class=\"fg-thumb\"><span class=\"fg-image-wrap\"><img decoding=\"async\" alt=\"Pilar Pasanau effectuant son tour d&#039;honneur au lendemain de son arriv\u00e9e \u00e0 Antigua. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" title=\"Pilar Pasanau effectuant son tour d&#039;honneur au lendemain de son arriv\u00e9e \u00e0 Antigua. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" height=\"300\" width=\"225\" class=\"skip-lazy fg-image\" data-src-fg=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/cache\/2026\/06\/Pasanau-1\/882045263.jpeg\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns%3D%22http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg%22%20width%3D%22225%22%20height%3D%22300%22%20viewBox%3D%220%200%20225%20300%22%3E%3C%2Fsvg%3E\" loading=\"eager\"><\/span><span class=\"fg-image-overlay\"><\/span><\/a><figcaption class=\"fg-caption\"><div class=\"fg-caption-inner\"><div class=\"fg-caption-title\">Pilar Pasanau effectuant son tour d'honneur au lendemain de son arriv\u00e9e \u00e0 Antigua. Photo : Collection Pilar Pasanau.<\/div><\/div><\/figcaption><\/figure><div class=\"fg-loader\"><\/div><\/div><div class=\"fg-item fg-type-image fg-idle\"><figure class=\"fg-item-inner\"><a href=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Pasanau-3.jpeg\" data-caption-title=\"La navigatrice catalane en route pour l&#039;Australie depuis les \u00eeles Fidji, dans l&#039;oc\u00e9an Pacifique. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-caption-desc=\"La navigatrice catalane en route pour l&#039;Australie depuis les \u00eeles Fidji, dans l&#039;oc\u00e9an Pacifique. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-attachment-id=\"8657\" data-e-disable-page-transition=\"true\" data-type=\"image\" class=\"fg-thumb\"><span class=\"fg-image-wrap\"><img decoding=\"async\" alt=\"La navigatrice catalane en route pour l&#039;Australie depuis les \u00eeles Fidji, dans l&#039;oc\u00e9an Pacifique. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" title=\"La navigatrice catalane en route pour l&#039;Australie depuis les \u00eeles Fidji, dans l&#039;oc\u00e9an Pacifique. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" height=\"300\" width=\"400\" class=\"skip-lazy fg-image\" data-src-fg=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/cache\/2026\/06\/Pasanau-3\/3020086851.jpeg\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns%3D%22http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg%22%20width%3D%22400%22%20height%3D%22300%22%20viewBox%3D%220%200%20400%20300%22%3E%3C%2Fsvg%3E\" loading=\"eager\"><\/span><span class=\"fg-image-overlay\"><\/span><\/a><figcaption class=\"fg-caption\"><div class=\"fg-caption-inner\"><div class=\"fg-caption-title\">La navigatrice catalane en route pour l'Australie depuis les \u00eeles Fidji, dans l'oc\u00e9an Pacifique. Photo : Collection Pilar Pasanau.<\/div><\/div><\/figcaption><\/figure><div class=\"fg-loader\"><\/div><\/div><div class=\"fg-item fg-type-image fg-idle\"><figure class=\"fg-item-inner\"><a href=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Pasanau-4.jpeg\" data-caption-title=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-caption-desc=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-attachment-id=\"8654\" data-e-disable-page-transition=\"true\" data-type=\"image\" class=\"fg-thumb\"><span class=\"fg-image-wrap\"><img decoding=\"async\" alt=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" title=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" height=\"300\" width=\"486\" class=\"skip-lazy fg-image\" data-src-fg=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/cache\/2026\/06\/Pasanau-4\/2080110566.jpeg\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns%3D%22http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg%22%20width%3D%22486%22%20height%3D%22300%22%20viewBox%3D%220%200%20486%20300%22%3E%3C%2Fsvg%3E\" loading=\"eager\"><\/span><span class=\"fg-image-overlay\"><\/span><\/a><figcaption class=\"fg-caption\"><div class=\"fg-caption-inner\"><div class=\"fg-caption-title\">Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du \"Peter Punk\". Photo : Collection Pilar Pasanau.<\/div><\/div><\/figcaption><\/figure><div class=\"fg-loader\"><\/div><\/div><div class=\"fg-item fg-type-image fg-idle\"><figure class=\"fg-item-inner\"><a href=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Pasanau-5.jpeg\" data-caption-title=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-caption-desc=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" data-attachment-id=\"8651\" data-e-disable-page-transition=\"true\" data-type=\"image\" class=\"fg-thumb\"><span class=\"fg-image-wrap\"><img decoding=\"async\" alt=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" title=\"Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du &quot;Peter Punk&quot;. Photo : Collection Pilar Pasanau.\" height=\"300\" width=\"363\" class=\"skip-lazy fg-image\" data-src-fg=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/cache\/2026\/06\/Pasanau-5\/1264134480.jpeg\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns%3D%22http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg%22%20width%3D%22363%22%20height%3D%22300%22%20viewBox%3D%220%200%20363%20300%22%3E%3C%2Fsvg%3E\" loading=\"eager\"><\/span><span class=\"fg-image-overlay\"><\/span><\/a><figcaption class=\"fg-caption\"><div class=\"fg-caption-inner\"><div class=\"fg-caption-title\">Pilar Pasanau naviguant dans les eaux br\u00e9siliennes \u00e0 bord du \"Peter Punk\". Photo : Collection Pilar Pasanau.<\/div><\/div><\/figcaption><\/figure><div class=\"fg-loader\"><\/div><\/div><\/div>\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_8465\" aria-describedby=\"caption-attachment-8465\" style=\"width: 1190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-8027\" src=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/QR_260602_0878-1619x1080.jpg\" alt=\"Avec ses 5,8 m\u00e8tres de long, le Peter Punk offre une habitabilit\u00e9 tr\u00e8s limit\u00e9e. 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