{"id":8198,"date":"2026-07-29T14:00:36","date_gmt":"2026-07-29T14:00:36","guid":{"rendered":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/?p=8198"},"modified":"2026-07-29T14:02:58","modified_gmt":"2026-07-29T14:02:58","slug":"le-port-perdu-de-barcino","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/le-port-perdu-de-barcino\/","title":{"rendered":"Le port perdu de Barcino"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_8470\" aria-describedby=\"caption-attachment-8470\" style=\"width: 1190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-8209\" src=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_5786-1920x1055.jpeg\" alt=\"Reproduction d&apos;une ancre romaine conserv\u00e9e au Museu Mar\u00edtim de Barcelona. Photo : MMB\" width=\"1200\" height=\"659\" srcset=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_5786-1920x1055.jpeg 1920w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_5786-400x220.jpeg 400w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_5786-768x422.jpeg 768w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_5786-1536x844.jpeg 1536w, https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_5786-2048x1125.jpeg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-8470\" class=\"wp-caption-text\">Reproduction d&#8217;une ancre romaine conserv\u00e9e au Museu Mar\u00edtim de Barcelona. Photo : MMB.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le choix de l&#8217;emplacement de Barcino par les Romains n&#8217;\u00e9tait pas fortuit. Cette nouvelle colonie, de taille modeste mais de fonction strat\u00e9gique, devait contr\u00f4ler le territoire entre le Bes\u00f2s et le Llobregat, et relier la c\u00f4te catalane aux grandes routes commerciales de la M\u00e9diterran\u00e9e. Longtemps consid\u00e9r\u00e9e comme une ville secondaire, \u00e9clips\u00e9e par la monumentale Tarraco, Barcino a vu son image transform\u00e9e par les recherches universitaires et les fouilles arch\u00e9ologiques r\u00e9centes. Aujourd&#8217;hui, la ville est per\u00e7ue comme une colonie profond\u00e9ment li\u00e9e \u00e0 la mer et un port qui, malgr\u00e9 les inconnues, aurait \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre d&#8217;une intense activit\u00e9 commerciale.<\/p>\n<h4><strong>Un port primitif \u00e0 Montju\u00efc<\/strong><\/h4>\n<p>Les Romains ne furent pas les premiers \u00e0 effectuer des op\u00e9rations portuaires r\u00e9guli\u00e8res sur la fa\u00e7ade littorale de Barcelone. Bien avant leur arriv\u00e9e, les Lai\u00e9tans \u2015 un peuple ib\u00e8re \u00e9tabli depuis le Ve si\u00e8cle avant J.-C. au flan sud-ouest de Montju\u00efc \u2015 avaient converti ce lieu de la c\u00f4te en un point actif de trafic commercial : la baie, prot\u00e9g\u00e9e par la montagne et l&#8217;embouchure du Llobregat, \u00e9tait s\u00fbre et adapt\u00e9e au mouillage d\u2019embarcations. Des fouilles arch\u00e9ologiques y ont identifi\u00e9 un vaste r\u00e9seau de silos excav\u00e9s dans le sous-sol, pr\u00e8s de l&#8217;ancienne ligne de c\u00f4te. Leur capacit\u00e9 d\u00e9passait largement les besoins d&#8217;un petit village ib\u00e8re, ce qui tend \u00e0 signaler une fonction li\u00e9e au commerce maritime et au stockage de marchandises. Les navires qui atteignaient ce premier port naturel \u00e9taient principalement grecs, mais y passaient \u00e9galement des embarcations ph\u00e9niciennes et puniques.<\/p>\n<p>Avec la fondation de Barcino, vers la fin du Ier si\u00e8cle avant J.-C., les Romains continu\u00e8rent d&#8217;utiliser, au moins partiellement, la zone portuaire de Montju\u00efc. La pr\u00e9sence d&#8217;une carri\u00e8re romaine sur le versant sud de la montagne laisse \u00e0 supposer que le petit quai servait au transport des pierres destin\u00e9es aux travaux de la colonie. La d\u00e9couverte d&#8217;amphores imp\u00e9riales li\u00e9es au commerce du vin indique \u00e9galement que ce lieu \u00e9tait un point de concentration et d&#8217;embarquement des produits agricoles avant leur exportation vers d&#8217;autres r\u00e9gions de l&#8217;Empire.<\/p>\n<p>Tout porte \u00e0 croire qu&#8217;il ne s&#8217;agissait pas du port principal de la ville. Barcino \u00e9tait un \u00e9tablissement strat\u00e9gique et, pour un empire qui concevait la M\u00e9diterran\u00e9e comme une mer int\u00e9rieure, il est difficile d&#8217;imaginer une colonie sans infrastructure maritime. C&#8217;est pourquoi la plupart des chercheurs situent un port principal, destin\u00e9 au commerce et probablement aussi \u00e0 des fonctions militaires, juste en face du c\u0153ur urbain, l\u00e0 o\u00f9 se trouve aujourd&#8217;hui la fa\u00e7ade c\u00f4ti\u00e8re de la vieille ville. Si cette hypoth\u00e8se est correcte, le port de Barcino aurait \u00e9t\u00e9 l&#8217;une des plus importantes enclaves maritimes de la c\u00f4te hispanique.<\/p>\n<h4><strong>Barcino, centre commercial local<\/strong><\/h4>\n<p>Malgr\u00e9 sa taille modeste \u2013 seulement dix hectares et quelques milliers d&#8217;habitants \u2013, Barcino connaissait une intense activit\u00e9 \u00e9conomique, tant \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur qu&#8217;\u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur de ses remparts : c&#8217;\u00e9tait le centre logistique d&#8217;un territoire tr\u00e8s productif dans les domaines agricole et artisanal. Dans les villages bordant le Llobregat et du Maresme, on produisait un vin de grande qualit\u00e9, conditionn\u00e9 dans des amphores fabriqu\u00e9es dans des ateliers locaux avant d&#8217;\u00eatre exp\u00e9di\u00e9 vers d&#8217;autres r\u00e9gions de la M\u00e9diterran\u00e9e&nbsp;; on exportait \u00e9galement de la p\u00e2te de poisson et des hu\u00eetres. De l&#8217;\u00e9tranger arrivaient des c\u00e9ramiques de Gaule, du marbre de Carrare et des produits alimentaires d&#8217;Afrique du Nord, d&#8217;Italie et du sud de la p\u00e9ninsule.<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9gion, seule Tarraco surpassait Barcino en activit\u00e9 maritime. Capitale de l&#8217;Hispanie cit\u00e9rieure, c&#8217;\u00e9tait une ville monumentale, centre politique et administratif de la province, et l&#8217;un des principaux ports de la M\u00e9diterran\u00e9e occidentale. Cependant, Barcino conservait une intense activit\u00e9 commerciale et maritime, et son port jouait un r\u00f4le compl\u00e9mentaire au sein du r\u00e9seau c\u00f4tier catalan. Les liaisons entre les deux villes \u00e9taient constantes, tant par mer que par voie terrestre via la Via Augusta. En effet, tandis que Tarraco et d&#8217;autres centres romains d\u00e9clinaient aux IVe et Ve si\u00e8cles, la Barcelone romaine conservait une vitalit\u00e9 \u00e9conomique et maritime remarquable qui allait progressivement renforcer sa position centrale sur le territoire.<\/p>\n<h4><strong>Un port tr\u00e8s actif juste devant la colonie<\/strong><\/h4>\n<p>La zone portuaire de Barcino se situait face \u00e0 la ville, sur un littoral domin\u00e9 par des bancs de sable qui amortissaient les temp\u00eates venues de l&#8217;est et offraient un abri naturel aux bateaux, faisant de cet endroit l&#8217;une des meilleures enclaves maritimes de la c\u00f4te catalane. La Porta de Mar des remparts romains s&#8217;ouvrait approximativement sur l&#8217;actuelle carrer del Regomir, la voie historique qui menait directement \u00e0 la mer, peu apr\u00e8s la Pla\u00e7a del Regomir. \u00c0 cette \u00e9poque, le littoral \u00e9tant bien plus recul\u00e9 qu&#8217;aujourd&#8217;hui, la ville n&#8217;\u00e9tait qu&#8217;\u00e0 environ 150 m\u00e8tres de la plage.<\/p>\n<p>De part et d&#8217;autre de la Porta de Mar, deux \u00e9difices publics ont \u00e9t\u00e9 mis au jour. Ils correspondaient probablement aux thermes du port destin\u00e9s aux voyageurs et aux marchands arrivant en ville, comme cela a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 dans d&#8217;autres villes c\u00f4ti\u00e8res romaines. Leurs vestiges sont encore visibles aujourd&#8217;hui autour du Pati Llimona et du Palau Vilana-Perles. Dans ce m\u00eame secteur, une avanc\u00e9e singuli\u00e8re de la muraille romaine, sous la forme d&#8217;un fort, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e. Il aurait probablement \u00e9t\u00e9 construit entre le IVe et le Ve si\u00e8cle pour renforcer la d\u00e9fense de la zone portuaire. En effet, le port de Barcino aurait \u00e9galement pu avoir une fonction militaire. Une inscription d\u00e9couverte \u00e0 Tarraco mentionne la fonction de <em>praefectus orae maritimae laeetanae<\/em>, probablement li\u00e9e au contr\u00f4le de la c\u00f4te lai\u00e9tanne, dont Barcino aurait \u00e9t\u00e9 le centre principal. Ce lien conforte l&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle la ville abritait une partie des troupes charg\u00e9es du contr\u00f4le maritime de la r\u00e9gion et, par cons\u00e9quent, confirme l&#8217;existence d&#8217;un authentique port romain.<br \/>\nL&#8217;emplacement exact de cette enclave portuaire reste cependant ind\u00e9termin\u00e9 et demeure l&#8217;une des grandes \u00e9nigmes de la Barcelone romaine. Tout porte \u00e0 croire qu&#8217;elle s&#8217;\u00e9tendait devant la fa\u00e7ade maritime de la ville antique, probablement entre les actuelles carrers del Regomir et de Montcada, pr\u00e8s de Santa Maria del Mar. Le trac\u00e9 de l&#8217;ancienne carrer de l&#8217;Argenteria, qui quittait la ville par le Portal de l&#8217;\u00c0ngel, \u00e0 l&#8217;est de Barcino, et se dirigeait en diagonale vers la mer, constitue un autre indice : il pourrait s&#8217;agir d&#8217;une ancienne voie d&#8217;acc\u00e8s \u00e0 la zone portuaire. Quoi qu&#8217;il en soit, les chercheurs d\u00e9battent encore de l&#8217;\u00e9tendue de cette zone portuaire : le port occupait-il tout cet espace ou, au contraire, \u00e9tait-il plus restreint et concentr\u00e9 ?<\/p>\n<p>Il n&#8217;existe pas non plus de consensus quant \u00e0 sa forme exacte. Certains chercheurs estiment qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un abri maritime essentiellement naturel, expos\u00e9 aux temp\u00eates, mais prot\u00e9g\u00e9 par la configuration de la c\u00f4te ; d&#8217;autres soutiennent qu&#8217;il comportait quelques structures artificielles \u2013 jamais monumentales \u2013 destin\u00e9es \u00e0 prot\u00e9ger le mouillage et \u00e0 faciliter les op\u00e9rations. Selon cette hypoth\u00e8se, le port de Barcino n&#8217;aurait pas \u00e9t\u00e9 un vaste complexe b\u00e2ti comme ceux des autres villes de l&#8217;Empire, mais une enclave naturelle renforc\u00e9e par de petits brise-lames, des plateformes en mortier ou des murs de sout\u00e8nement. Les navires y mouillaient face \u00e0 la ville et transbordaient les marchandises \u00e0 terre \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;embarcations plus petites. Les sources classiques sur l&#8217;architecture maritime, telles que Vitruve, d\u00e9crivent ce type de solutions hybrides, o\u00f9 les Romains tiraient parti des formes naturelles du littoral et les compl\u00e9taient par des infrastructures simples pour garantir la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation et du commerce.<\/p>\n<h4><strong>Indices du port romain mis au jour<\/strong><\/h4>\n<p>L&#8217;arch\u00e9ologie pourrait lever le voile sur les myst\u00e8res qui subsistent. R\u00e9cemment, plusieurs fouilles du sous-sol de la Ciutat Vella ont mis au jour des structures enfouies \u00e0 une grande profondeur, \u00e0 l&#8217;emplacement m\u00eame du littoral \u00e0 l&#8217;\u00e9poque romaine. La d\u00e9couverte la plus importante a eu lieu entre 2013 et 2014 au 9, passeig de Colom, o\u00f9 une vaste dalle de pierre, fragment\u00e9e et d\u00e9plac\u00e9e par l&#8217;action de la mer, a \u00e9t\u00e9 mise au jour. Cette structure pourrait \u00eatre une digue destin\u00e9e \u00e0 prot\u00e9ger les bateaux ancr\u00e9s au large de la ville. Toutefois, les fouilles n&#8217;ont pas permis de d\u00e9gager l&#8217;int\u00e9gralit\u00e9 de la dalle, car une partie se prolonge sous le b\u00e2timent adjacent.<\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es auparavant, en 2011, des fouilles men\u00e9es au num\u00e9ro 46 de la carrer Ample avaient mis au jour un grand mur construit en blocs de pierre, pouvant correspondre aux fondations d&#8217;une infrastructure li\u00e9e \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 portuaire. En 2017, aux num\u00e9ros 17-19 de la carrer de la Merc\u00e8, une plateforme en pierre et mortier de chaux, tr\u00e8s semblable \u00e0 des dallages d\u00e9couverts dans d&#8217;autres ports m\u00e9diterran\u00e9ens, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte, ce qui a conduit certains chercheurs \u00e0 l&#8217;associer \u00e0 une possible digue c\u00f4ti\u00e8re. Parall\u00e8lement, des interventions aux abords de l&#8217;Estaci\u00f3 de Fran\u00e7a ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des strates romaines riches en fragments d&#8217;amphores et en s\u00e9diments marins, indices qui confortent l&#8217;hypoth\u00e8se de l&#8217;existence d&#8217;une zone de mouillage dans ce secteur de la ville.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces d\u00e9couvertes ponctuelles, deux mille ans apr\u00e8s la fondation de Barcino, son port reste l&#8217;une des grandes \u00e9nigmes enterr\u00e9es sous Barcelone. Les transformations constantes du littoral, l\u2019expansion urbaine et la superposition de si\u00e8cles d&#8217;histoire ont effac\u00e9 une bonne partie des indices visibles de cette premi\u00e8re enclave maritime, aujourd&#8217;hui devenue l&#8217;une des principales infrastructures logistiques d\u2019Europe. Cependant, les restes arch\u00e9ologiques et les sources historiques dessinent toujours un peu mieux la silhouette d&#8217;une ville profond\u00e9ment maritime depuis ses d\u00e9buts. Il est possible que le grand port romain de Barcino ne soit pas encore apparu de mani\u00e8re d\u00e9finitive, mais tout indique qu&#8217;il reste cach\u00e9 sous les rues de la Ciutat Vella, attendant d&#8217;\u00eatre red\u00e9couvert par de futures fouilles.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Haltern70-Dressel7-Dressel14.tif\"><img decoding=\"async\" class=\" wp-image-8210 aligncenter\" src=\"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Haltern70-Dressel7-Dressel14.tif\" alt=\"Amphores romaines de type Haltern 70, Dressel 7 et Dressel 14. Photo : fonds MMB.\" width=\"543\" height=\"652\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une recherche comportant plus d&#8217;hypoth\u00e8ses que de preuves<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":8208,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[118],"tags":[202],"class_list":["post-8198","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cap-vers-le-passe","tag-202"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8198","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8198"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8198\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9221,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8198\/revisions\/9221"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8208"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8198"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8198"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistaargo.mmb.cat\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8198"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}